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  • Carinette a publié une note il y a 2 ans et 7 mois

    Bonjour,
    Je suis la maman de 3 enfants nés de 2 unions différentes. J’ai eu mes 2 garçons avec mon ex conjoint (avec qui je suis restée en bons termes) et ma fille avec Erwan, mon conjoint actuel. Je travaille à 80%.
    Je suis actuellement extrêmement fatiguée. Ma fille a aujourd’hui 15 mois et je me sens fatiguée depuis qu’elle est née. Mon conjoint est plus jeune que moi de 5 ans. Eline (ma fille) est née presque 10 ans après mon 2nd fils. Nous désirions avoir un enfant ensemble avec mon amoureux mais j’en viens à penser aujourd’hui que j’ai eu tort, que je n’ai plus l’énergie suffisante pour ça. J’aime tant Eline mais je me sens constamment fatiguée. J’ai des pensées négatives très souvent, je me dis que je n’y arriverai pas, etc……Eline est pourtant une enfant assez facile, elle dort bien. C’est notamment la raison pour laquelle mon conjoint ne « pige » pas du tout que je puisse réagir ainsi et les choses vont bcp moins bien dans notre couple récemment et aussi la raison pour laquelle je culpabilise. Je m’en veux, je me sens « nulle » mais je veux continuer de tout bien faire !
    Peu de temps après l’accouchement, j’ai rencontré un psychiatre (après échange avec ma gynéco) puis une infirmière psy à 2 reprises. Cela m’a aidée sur le moment (enfin, l’infirmière pas le psy qui lui a été super dur) mais là, solo, je n’y arrive plus !
    Que dois-je faire pour reprendre confiance, me sentir moins fatiguée et pouvoir aller de l’avant ?

    • Bonjour, soyez la bienvenue ici. Nous ne pourrons pas vous apporter de réponses toutes faites mais peut-être qu’en réfléchissant à plusieurs vous trouverez les moyens de sortir de cette situation qui ne vous épanouie pas. La première chose qui me vient à l’esprit c’est de vous souvenir de ce désir d’enfant avec votre amoureux. Ça c’est construit comment entre vous et surtout en vous ? Et aussi concernant votre fatigue récurrente actuellement : est-elle liée à quelque chose précisément que vous pouvez identifier ? Un accouchement difficile ? Un déficit en vitamines, fer…?
      Comme vous le dites : « solo, je n’y arrive plus », rassurez-vous il y a forcément quelqu’un qui pourra vous accompagner pour trouver les clés de la récupération. On pourra vous aider à trouver les bonnes adresses si vous le souhaitez.

      • Merci pour votre réponse très rapide.
        Notre désir d’enfant était mutuel. Nous avons rapidement souhaité un enfant. Je dois avouer avoir un peu accéléré les choses étant 5 ans plus âgée que mon conjoint. J’avais 39 ans quand nous avons conçu Eline. J’avais entendu tant de choses sur les grossesses après 35 ans que je ne voulais pas traîner. D’ailleurs, passée la joie de découvrir la grossesse, celle-ci a rapidement été ponctuée d’épisodes anxieux rapport à la possibilité d’avoir un enfant avec un problème. je suis d’un tempérament soucieux et je lis bcp trop de choses sur le net. J’ai ce défaut et j’ai du mal à prendre du recul avec tout ce que je lis parfois.
        Je suis tombée enceinte très rapidement et étais ravie de l’être aussi vite. J’ai du rapidement m’arrêter et mon arrêt a été relativement long. Mon état de forme se détériorait déjà……J’ai developpé un diabète gestationnel et ai été déclenchée 3 semaines avant la date prévue. L’accouchement s’est bien passé.
        Je ne saurais dire à quoi cet état de fatigue actuelle est due…………….J’ai l’impression de ne pas réussir à gérer comme il se doit mes 3 enfants (j’ai mes 2 grands une semaine sur 2), le travail, la maison, et le reste ! Je gère (comme je peux) mais je suis constamment fatiguée. Je me sens lasse moi qui débordait d’énergie avt d’avoir Eline clairement ! J’ai besoin de dormir souvent sinon, ça ne va pas. Mon comportement change, mon moral aussi. Je culpabilise bcp de cette situation car ma fille, comme je vous l’ai dit, est plutôt facile, elle dort bien, mange bien, évolue bien. Elle ne nous réveille que très rarement donc, mes nuits sont paisibles. En quoi est-ce que je trouve à redire ? Certaines mamans vivent tellement pire que moi !! J’en ai conscience. Je sais que je dois trouver en moi ce qui me fera repartir mais pour le moment, je ne trouve pas l’énergie nécessaire. Je n’ai plus de « jus ». Je me sens vide et vidée. Et je me sens tellement mal, illégitime dans mon mal être.

        • Et pourquoi vous ne seriez pas légitime ?
          Oui il y a des situations certainement qui paraissent plus difficiles que la votre, et alors ? Ici c’est de vous dont il s’agit et vous êtes importante.

    • Bonjour Carinette
      Il me semble important que vous preniez soin de vous et régliez ce problème de fatigue qui a forcément un retentissement sur votre état psychique. Avez vous pensé à consulter votre médecin pour trouver une solution ? Moins de fatigue entraînera meilleur moral, plus de confiance et plus d’allant. En ce moment il vous faut accepter l’idée que tout n’est pas possible et que vous ne pouvez pas continuer à « vouloir tout bien faire…. » sinon vous allez rentre dans le cercle vicieux de l’insatisfaction, la culpabilité, les auto-reproches etc. Quel changement pourriez vous faire intervenir pour vous soulager (soutien de votre compagnon dans certains domaines, lacher par rapport à votre idéal de maman, de compagne, ?) Qu’en pensez vous ? A bientôt

      • Bonsoir et merci pour votre réponse rapide.
        Vous avez raison, cela déteind sur mon psychisme ! Je me sens fatiguée (toujours), n’est plus envie de grand chose, ne suis plus joyeuse (je l’étais pourtant….), suis maintenant irritable, facilement contrariée, je ne me projette plus, perd confiance en moi-même etc……..
        Je n’ai pas encore vu mon médecin. Je sais que je devrais y aller; Il est à l’écoute pourtant, je le sais. Je n’ose pas, je n’assume pas. Comme je l’ai dit à Stéphanie, je sais que j’ai de la chance d’avoir une petite fille qui dort bien. Me nuits ne sont pas malmenées comme le sont celles de certaines mamans dont je lis les témoignages. Ma fatigue vient d’ailleurs, du moins, elle n’est pas directement lié au manque de sommeil. Comment expliquer cela à mon médecin ? Que va-t-il me répondre ? « Reposez-vous, je vais vous arrêter 1 semaine »……..Je ne suis pas certaine que cela soit la solution. Mon travail me plaît mais est très exigeant. Je suis à 80% mais ma boss attend que je fasse le boulot de 5 jours en 4.
        Bref, j’en viens à m’en vouloir d’avoir souhaité ce bébé à 39 ans puisque je n’y arrive pas ! Ai-je fait une erreur ? Rien que le fait de se poser cette question est terrible……..
        Pourtant, j’aime ma fille plus que tout ! Cela vient renforcer ce sentiment atroce de culpabilité.
        Vous avez raison : je devrais sans doute lâcher un peu mon côté « Wonder Maman » !! C’est difficle d’aller contre son soi profond !!! Mon conjoint ne « conçoit » pas bien ce qui m’arrive compte tenu du fait que ma fille soit facile et sage. Il est décontenancé et ne me reconnaît pas. Je trouve qu’il ne m’aide pas vraiment avec les tâches ménagères mais je ne le lui ai pas dit directement. Il s’occupe en revanche super bien de notre puce ! Mon état actuel ternit notre relation et je n’ai pas envie de cela. Je dois trouver en moi l’énergie de changer les choses mais pour le moment, c’est trop dur, je ne m’en sens pas capable.

        • Dans la vie il y a des tas de gens qui ont mal quelque part et on ne sait pas pourquoi. Il ne me vient personnellement pas à l’idée de dire que ça n’est rien. De l’extérieur peut-être que les gens ne voient pas les « raisons » de votre mal-être et pourtant il est bien réel. Ici ce qui est important à entendre, c’est vous ! Après tout on n’a pas toujours les réponses à nos questions. Votre médecin aura aussi certainement cette démarche puisque vous le dites à l’écoute. Vous pouvez lui dire que vous aimeriez au moins écarter les causes physiologiques. Faire un petit bilan de santé à 39/40ans n’a rien d’incongru, il me semble.
          J’ai eu mon dernier enfant à 39 ans (j’ai aujourd’hui 41 ans) et ce bébé était lui aussi très sage. Et pourtant la fatigue s’est réellement fait sentir. Au moment où avec mon mari nous avons décidé de cette grossesse j’étais pourtant dans une forme olympique. Et oui, on vieillit ! Et on récupère moins vite…c’est comme ça.
          Battez-vous sur ce que vous pouvez changer et pas sur ce que vous auriez du ou pu faire. C’est culpabilisant, usant et inutile. Après si c’est vraiment trop envahissant quelques rdv chez un bon psy peuvent aider.
          Alors la question reste entière : sur quoi allez-vous pouvoir lâcher ?
          Lâcher ça n’est pas laisser tomber, c’est juste donner du leste pour rendre les choses plus souples et ne pas arriver à la rupture.

          • Bonjour Stéphanie et merci pour vos mots, ils me font beaucoup de bien, croyez-moi ! Mon mal être est bien là c’est vrai. Je ne veux pas rester ainsi et ne plus me reconnaître, changer tant et tellement que je mets tout ce qui me tient le plus à coeur en danger. Je vais aller voir mon médecin et lui parler. Il y a qques années, j’étais déjà allée le voir et il avait diagnostiqué alors une « dépression d’épuisement » (terme employé), l’épuisement était alors professionnel. Je pense effectivement qu’il sera à l’écoute. C’est terrible de tellement hésiter à aller voir qqun pour se faire aider !!!! Oser dire cette fatigue due au statut de maman épuisée est tellement gênant encore aujourd’hui…….
            Je vais tâcher de me détacher de cette volonté de tout vouloir bien faire tout le temps, notamment à la maison, de « lâcher » pour utiliser votre terme.
            Cela implique bcp d’efforts de ma part et j’espère pouvoir y arriver.
            Merci encore en tous les cas.
            Je vous tiendrai informée de comment évolue ma situation.

        • Bonsoir
          Stéphanie m’a devancée !!! pour vous encourager à consulter votre médecin et tenter de remédier à cette fatigue qui vous envahit. Pas question d’être dans la plainte, mais dans le ressenti et puis avant peut être de vous projeter dans un arrêt de travail, une cure de vitamines, de fer, de magnésium le cas échéant, pourront sur avis médical avoir des effets immédiats.
          Rien ne changera sans que vous ne soyez actrice de ce changement. Par quelles bonnes résolutions allez vous commencer
          Carinette ? Les choses bougeront inévitablement mais il vous faut « initier » un début de changement. Une première rencontre avec un(e) psychologue pourra vous apporter écoute et soutien. Bon courage et donnez de vos nouvelles

          • Bonjour Bénédicte et merci encore pour votre écoute et vos recommandations. Je l’ai dit à Stéphanie, je vais aller voir mon médecin pour lui parler de ce qui se passe. J’ai commencé à parler (un peu) de mon état à certaines personnes de confiance (je ne suis pas rentrée dans les détails) et je dois avouer que le simple fait d’extérioriser un peu soulage bcp !!!
            Lorsque je me suis séparée, j’ai vu une psychologue (basée dans la commune où j’habite). Les séances se sont bien passées mais « sans plus ». Je n’ai pas « eu le feeling ». Mes termes ne vous semblent sans doute pas appropriés mis je sais que vous voyez ce que je veux dire. Cette personne était charmante et bien à l’écoute mais je regrette son manque d’investissement.
            Je sais que le déclencheur est en moi. Il croule en ce moment sous la fatigue extrême, la démotivation, le manque de confiance en moi, la culpabilité, etc………Je veux m’en sortir, vraiment mais je ne veux pas « me planter » ou recevoir des « cailloux » en retour de ma démarche, vous comprenez ? Je ne le supporterai pas, c’est certain. J’ai vraiment besoin qu’on m’écoute et qu’on prenne soin de moi. Cela est très égoïste je sais mais je dois me préserver pour moi-même et ceux que j’aime.
            Je vous remercie encore vraiment. A bientôt !